Le pays détermine le régime de prise en charge des arrêts, donc ce que le risque coûte réellement à votre entreprise.
Données Assurance Maladie · 2005 – 2024 · régime général
La fréquence des accidents du travail recule de 31 % en vingt ans, de 38,3 à 26,4 accidents pour 1 000 salariés ; les maladies professionnelles, elles, repartent à la hausse, et les affections psychiques y sont le poste qui progresse le plus vite : multipliées par 5,6 depuis 2015 dans les données de l'Assurance Maladie. Ce simulateur distingue les deux familles, risques psychosociaux et troubles musculo-squelettiques, en appliquant à votre effectif les taux réellement observés dans votre secteur et le barème officiel des coûts moyens AT/MP.
Santé au travail en Suisse · Données 2022
En Suisse, les troubles musculo-squelettiques diffus et l'épuisement professionnel ne sont pratiquement jamais reconnus comme maladies professionnelles : hors de la liste de l'annexe 1 de l'OLAA, la LAA exige une causalité professionnelle nettement prépondérante, au-delà de 75 %, hors d'atteinte pour des troubles à causes multiples. Seules quelques atteintes de l'appareil locomoteur y figurent, canal carpien ou tendinites par exemple. Ces arrêts relèvent donc très majoritairement du régime maladie, et la charge reste chez l'employeur au titre du maintien de salaire. Il n'existe pas d'équivalent suisse aux séries d'incidence françaises, précisément parce que le régime de reconnaissance exclut ces pathologies du décompte : ce simulateur applique donc les taux observés en France et calcule le coût selon les règles suisses.
Votre secteur détermine les taux de sinistralité appliqués, votre effectif le volume d'arrêts attendu, et le salaire moyen ce que chaque arrêt coûte.
Les tarifs ScanUp sont identiques en euros et en francs : la prestation est réalisée à distance, son prix ne change pas d'un pays à l'autre. Les méthodes traditionnelles, elles, consomment du travail sur place ; leur coût est majoré de moitié, l'écart de coût horaire de la main d'œuvre entre les deux pays étant de cet ordre, 63,62 CHF de l'heure en Suisse selon l'Office fédéral de la statistique, millésime 2020, contre 44,70 € en France selon l'Insee, millésime 2025. Ordres de grandeur, non des devis.
Le montant ci-dessus dit ce que le risque coûte. Il ne dit pas où agir. Pour le savoir il faut regarder les situations de travail, et cela a un prix : voici les deux façons de le payer.
Les deux dispositifs sont indépendants et se vendent séparément. Choisissez celui qui vous intéresse, ou les deux : les montants ne s'additionnent que si vous prenez les deux.
Le dépistage porte sur tout le monde ; l'analyse approfondie ne concerne ensuite que les salariés repérés, de l'ordre de 20 % de l'effectif.
Les valeurs par défaut sont celles que nous jugeons les plus défendables. Vous pouvez les remplacer par les vôtres, tout se recalcule.
L'Assurance Maladie publie les journées indemnisées par secteur : 317 jours en moyenne par maladie professionnelle, ce qui place presque tous les secteurs dans la tranche la plus élevée du barème. L'hypothèse prudente retient volontairement celle du dessous.
En pourcentage du coût journalier du salarié absent : remplacement, intérim, heures supplémentaires, perte de production.
Les risques psychosociaux passent rarement par la reconnaissance : ils se manifestent en arrêts maladie ordinaires. La valeur par défaut correspond au coût social du stress professionnel estimé par l'INRS pour 2007, entre 2 et 3 milliards d'euros, que l'institut présente lui-même comme un plancher et qui n'a pas été réactualisé depuis.
Un audit collectif rend un état des lieux, il ne repère personne. Pour identifier les salariés en difficulté et orienter ceux qui en ont besoin, il faut écouter chacun d'eux : un entretien de trente minutes par salarié, sur place, avec un psychologue du travail, notes comprises. Le dépistage ScanUp, lui, demande deux minutes par salarié et ne mobilise l'entretien de trente minutes que pour les personnes repérées.
Par étude, déplacement et rédaction compris. Le FIPHFP finance une étude ergonomique externe jusqu'à 3 000 €, et la journée d'ergonome se facture 685 € dans la grille publique 2026 d'un centre de gestion.
Sans effet sur la formule Essential ni sur le Forfait, dont le plafond d'études incluses est indexé sur votre secteur, de 5 à 40 % de l'effectif.
Agir sur les RPS et les TMS
Ce qu'il faut investir pour agir
Et le suivi psychologique, après l'orientation ?
Il ne pèse pas sur votre budget. Le dispositif Mon soutien psy couvre douze séances par an à 50 €, remboursées à 60 % par l'Assurance Maladie et à 40 % par la complémentaire, sans prescription médicale préalable ; le salarié avance les frais, sauf cas de dispense. Votre part s'arrête au dépistage et à la téléconsultation d'orientation : le suivi qui s'ensuit est remboursé.
Et le suivi psychologique, après l'orientation ?
Repérée tôt, une personne évite l'arrêt en six séances le plus souvent. Nos séances sont assurées en Suisse par le cabinet Equilibrium, Alessandra Rosciano. Le coût est porté par l'employeur, par le collaborateur ou par son assurance ; pour ouvrir le remboursement de l'assurance de base, il faut une prescription médicale, que le médecin de famille peut établir, y compris à distance, s'il détient l'un des titres requis, médecine interne générale, psychiatrie ou pédiatrie. Six séances représentent de l'ordre de 930 francs, à comparer aux 8 219 CHF de maintien de salaire que coûte un seul arrêt.
Le nombre d'arrêts et leur cause viennent des données françaises de l'Assurance Maladie, faute d'équivalent suisse : en Suisse, les troubles musculo-squelettiques diffus et l'épuisement professionnel ne sont pratiquement jamais reconnus comme maladies professionnelles, ils ne sont donc pas comptés. Le coût, lui, suit les règles suisses : maintien de salaire à 100 % au titre de l'article 324a du Code des obligations, échelle bernoise, puis relais de l'assurance perte de gain. Cette charge reste chez l'employeur, elle n'est pas mutualisée par l'assurance accidents.
Estimation statistique appliquée à un effectif, et non un diagnostic de votre entreprise. Ce montant ne couvre que les troubles musculo-squelettiques et les risques psychosociaux, à l'exclusion des autres causes d'arrêt : il ne se compare pas à un chiffre d'absentéisme global. Champ, sources et limites détaillés dans l'onglet « Méthode et limites ».
Millésime 2024, salariés du régime général. Les troubles musculo-squelettiques et les affections psychiques sont ici comptés séparément, à partir des deux jeux de données que l'Assurance Maladie publie pour chacun. La dernière colonne donne la durée moyenne d'arrêt par maladie professionnelle, obtenue en rapportant les journées indemnisées de l'année au nombre de maladies reconnues.
Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.
| Secteur | Salariés | Accidents pour 1 000 | TMS pour 10 000 | Affections psychiques pour 10 000 | Jours d'arrêt par cas |
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Les taux de sinistralité proviennent du jeu de données « Risques professionnels : sinistralité par secteur d'activité (NAF 1 et NAF 5) », publié par l'Assurance Maladie sur son portail de données ouvertes, extrait via son API publique. Il couvre 60 480 enregistrements, de 2005 à 2024, pour les 20,8 millions de salariés du régime général.
Les coûts unitaires proviennent du barème des coûts moyens 2026 publié par la Caisse nationale de l'Assurance Maladie. C'est le barème réglementaire qui sert à imputer chaque sinistre au compte employeur et, de là, à calculer le taux de cotisation AT/MP. Il distingue neuf comités techniques nationaux et six tranches de durée d'arrêt.
Un chiffre de simulation vaut par ses hypothèses affichées, pas par sa décimale. Les limites ci-dessous accompagnent tout usage du résultat.
ScanUp repère des indicateurs de risque au niveau du collaborateur, avant qu'ils ne deviennent un arrêt long ou une maladie reconnue ; le diagnostic, lui, reste l'affaire du médecin du travail. Deux logiques distinctes : un dépistage des risques psychosociaux, là où les données publiques ne voient que la pointe reconnue de la difficulté ; une étude de situation de travail à distance pour les troubles musculo-squelettiques, qui abaisse le coût de l'analyse ergonomique et atteint les salariés invisibles en présentiel, du secteur protégé aux postes itinérants. Analyse exclusivement humaine, par un ergonome ou un psychologue.